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La FIFPro a intenté aujourd'hui une action conjointe en justice avec l'UEFA en vue de la suppression de la tierce propriété, et afin de mettre un terme à tous les accords actuellement en place.

La plainte déposée auprès de la Commission européenne va au-delà des conditions fixées dans l'interdiction mondiale, que la FIFA doit mettre en œuvre au 1er mai 2015.

Si elle porte ses fruits, elle permettra d'éviter la signature de nouveaux contrats de tierce propriété, et d'exiger que les arrangements existants soient considérés comme illégaux et non exécutoires.

Il s'agit là d'un grand pas en avant, dans la mesure où la FIFPro et l'UEFA associent leurs efforts non seulement pour défendre les principes de base d'une interdiction mondiale, mais aussi pour exclure toute faille potentielle, et toute possibilité de contourner les nouvelles réglementations mises en place par la FIFA.

Theo Van Seggelen, Secrétaire général de la FIFPro déclare : « Malgré l'interdiction annoncée par la FIFA, qui est la bienvenue, la FIFPro n'a pas l'intention de se reposer sur ses lauriers. Nous constatons la nécessité de renforcer la position de la FIFA, et de formuler des arguments encore plus percutants pour renforcer la nouvelle réglementation de la FIFA.

Nous avons fait valoir avec l'UEFA devant la Commission européenne qu'en appliquant les principes de base défendus par la législation européenne, tous les contrats de tierce propriété existants seront déclarés illégaux et non exécutoires. Ceci devrait jouer en faveur du raisonnement à la base de la mise en œuvre d'une interdiction mondiale de la tierce propriété.

La menace que représentent la tierce propriété et des pratiques similaires est telle que nous devons réellement prendre ces mesures pour protéger nos joueurs et le secteur dans son ensemble. Le bilan douteux du football, lorsqu'il s'agit de la mise en œuvre d'une réglementation efficace, comme en atteste l'échec du système de licences d'agents de joueurs de la FIFA, semble par ailleurs souligner la nécessité de cette action conjointe en justice de la FIFPro et de l'UEFA pour contrer efficacement le problème de la tierce propriété ».

Philippe Piat, président de la FIFPro, avance quant à lui : « Les footballeurs sont toujours traités comme des marchandises, et non pas comme des êtres humains. Le système de la tierce propriété laisse toute latitude à des parasites de manipuler les joueurs pour leur propre profit. Leur mode d'achat et de vente met à nu les failles du système de transfert. La question de la tierce propriété ne doit pas être considérée isolément. Le système de transfert est à l'origine même de pratiques abusives comme celles de la tierce propriété ».

La tierce propriété porte atteinte à un droit de l'homme fondamental, celui en vertu duquel les individus sont libres de se déplacer, et de décider de l'endroit où ils veulent proposer une main-d'œuvre. De même, la nature même de la tierce propriété remet en question leurs droits en vertu de leur contrat de travail. Les tierces parties ont tout intérêt à résilier un contrat et à convenir d'un transfert, avec pour seul objectif leur plus grand profit. Cette action conjointe de la FIFPro et de l'UEFA est intentée à un moment critique, à un moment où les avocats de la tierce propriété veulent défendre cette pratique devant les tribunaux européens.

Bobby Barnes, président de la Division Europe de la FIFPro, déclare : « Lorsqu'on affirme que la tierce propriété soutient économiquement le football, et permet à des clubs extérieurs à l'élite établie d'avoir la chance de se distinguer et de remporter des trophées, on se trompe entièrement.

Les études approfondies attestent que l'impact économique de la tierce propriété est extrêmement négatif, et qu'elle porte gravement atteinte au secteur. Elles montrent que les clubs devenus dépendants de la tierce propriété sont piégés dans un cycle désespéré entre dettes et spéculations, avec des conséquences inflationnistes pour le marché des transferts ».

Philippe Piat, président de la FIFPro, ajoute : « Le système de transfert a créé la bulle inflationniste actuelle, dénoncée par toutes les parties, par tous ceux qui travaillent à préserver l'avenir du football, et qui n'ont pas d'objectifs à court terme ».

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