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Jeune, efficace et terriblement motivée, l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG) a saisi la Fifa devant le silence assourdissant des autorités nationales face, notamment, aux plaintes collectives d’un grand nombre de footballeurs professionnels évoluant au Gabon, qui ne demandent pourtant pas grand chose : le respect de leurs contrats et le paiement de leurs salaires !

« Trop, c’est trop ! » Rémy Ebanega, le président de l’ANFPG, d’ordinaire calme et posé, n’en peut plus du silence et de la lenteur de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et de la Ligue nationale de football professionnelle (Linafp) dans le traitement des dossiers des adhérents de cette jeune association, bien décidée à faire entendre les droits et les intérêts des footballeurs professionnels au Gabon.

« Nous n’avions pas d’autre solution que de nous en remettre à la Fifa. Et c’est pourquoi nous avons saisi l’instance mondiale du football dans une correspondance en date du 29 juillet dernier. Il faut que les choses avancent, et le plus vite possible. Cela n’a que trop duré ! »

Et l’ancien champion d’Afrique des Nations d’ajouter : « Dans la lettre adressée à la Fifa, nous condamnons vertement les agissements et le comportement des responsables du sport en général chez nous et ceux du football en particulier, qui ne prennent pas en considération les demandes de nos adhérents.

Nous pointons, au passage, les carences et limites de la gestion du football professionnel au Gabon : le non-respect des contrats signés, quand ils existent, le non-paiement des salaires devenu une mode… Le footballeur professionnel n’est rien d’autre pourtant qu’un salarié comme un autre, mais on aurait le droit – au nom de quoi, je me le demande ? – de ne pas lui reconnaître un véritable statut, de ne pas le payer… »

Pour appuyer ses dires et l’action de l’ANFPG, Rémy Ebanega présente les lettres adressées au secrétaire général de la Fifa et au président de la Commission du statut du joueur à la Fifa, la plainte collective des footballeurs professionnels évoluant au Gabon et membres de l’ANFPG, ou encore la liste de ces joueurs avec les noms des clubs auxquels ils sont liés par un contrat.

« A ces documents, nous avons bien évidemment ajouter les accusés de réception des plaintes adressées à la Fégafoot et à la Linafp, de la lettre de relance adressée à la Fégafoot et, enfin, de la demande de mise à disposition des contrats des joueurs membres de l’ANFPG.

« Nous basons nos accusations sur des faits avérés : retards de salaires, non-paiement des primes de signature et de matches, contrats homologués sans aucune visite médicale ou encore délivrance de licences sans contrat, sans parler des ruptures abusives et unilatérales des contrats, de l’absence d’une commission chargée de surveiller les agissements des clubs, ainsi que l’absence d’une chambre nationale de résolution des litiges paritaire, comme l’exige la Fifa depuis les accords signés avec la FIFPro en 2006.

« Le Gabon n’est pas un pays de non-droit, ceux qui dirigent notre football, à quel que niveau que ce soit, doivent le comprendre et l’accepter !

» Secrétaire général de la Division Afrique de la FIFPro, Stéphane Burchkalter suit bien évidemment de très près ce qui se passe au Gabon et l’action de l’ANFPG, invitée pour la première fois au sein de la Division Afrique lors du Congrès, qui s’est tenu en juin dernier à Windhoek en Namibie :

« En l’espèce, l’ANFPG s’appuie, dans la lettre adressée à l’instance faitière, sur l’article 12bis de la Fifa pour réclamer la réparation des dommages subis par les joueurs. L’objectif est ici d’assurer que les clubs satisfassent à leurs obligations financières contractuelles, ce qui ne vaut malheureusement pas seulement pour le Gabon ou pour l’Afrique, pour ceux qui suivent les combats menés dans le monde entier par la FIFPro, qui dénonce sans relâche une pratique devenue courante et dont continuent de se moquer un grand nombre de dirigeants, que ce soit au niveau national ou international.

« La Division Afrique va, dès que possible, se rendre au Gabon pour évaluer la situation, mais si les choses restent en l’état, s’il n’y a pas de réaction de la part de la Fédération et de la Ligue, sur place et dans les plus brefs délais, il n’est pas interdit de penser que le Board de notre Division, qui se réunira début septembre au Caire, vote une résolution de soutien à l’ANFPG, et place la Fégafoot et la Linafp devant leurs responsabilités. Comment peut-on ainsi ne pas respecter les règlements et les contrats ? Comment peut-on, aujourd’hui encore, ne pas payer un footballeur, simplement parce qu’il n’aurait pas été à son avantage sur tel ou tel match ? Il faut que cela cesse au plus vite. Au Gabon, en Afrique, et ailleurs… »

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