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La FIFPro a dévoilé aujourd’hui les résultats de sa première enquête menée à l’échelle mondiale sur les conditions de travail des footballeurs professionnels. Le Rapport mondial sur l’emploi 2016 de la FIFPro se penche sur la vie des joueurs d’une façon entièrement nouvelle.

L’enquête vise à mieux faire connaître les réalités des footballeurs – surtout ceux qui ne font pas partie de l’élite, des hautes sphères du sport – en vue de mieux comprendre et d'améliorer les conditions dans ce secteur.

Évaluée en toute indépendance par l’Université de Manchester en Grande-Bretagne, l’enquête se fonde sur les retours de près de 14 000 joueurs de 54 pays et 84 ligues en Europe, en Amérique et en Afrique. Il s’agit sans doute de la plus grande enquête jamais menée dans le monde sur des athlètes professionnels en faisant appel à des données de participation directe.

Cliquez ici pour télécharger ... Le Rapport mondial sur l’emploi 2016
  La resumé du Rapport mondial sur l’emploi 2016

 

Un rapport distinct couvrant l’Asie/Océanie, impliquant plus d’un millier de joueurs de huit pays a été élaboré pour la FIFPro par l’Université de Malaisie en 2015.

Le Rapport mondial sur l’emploi de la FIFPro invitait les joueurs à répondre à 23 questions et couvrait des thèmes comme les salaires, contrats, transferts, l’entraînement, le trucage des matchs, la violence, la sécurité de l’emploi, la santé, le bien-être et l’éducation.

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Les joueurs du club irlandais Cork City

L’enquête montre que la plupart des joueurs ont une carrière courte et fragile. Leurs salaires sont irréguliers, l’avenir est incertain, et ils ne sont souvent pas préparés à la vie après le football. Leur contrat dure tout juste deux ans en moyenne, et les footballeurs travaillent sur un marché extrêmement compétitif et fragmenté.

L’enquête démystifie la croyance selon laquelle les joueurs ont une vie extrêmement privilégiée.

Plus de 45 % des personnes interrogées touchent moins de 1 000 dollars par mois. Le salaire mensuel net moyen dans le monde entier est compris entre 1 000 et 2 000 dollars (USD).

Ce n’est que dans les plus hautes sphères du jeu que les joueurs sont royalement énumérés : 2 % seulement des joueurs ont touché un salaire annuel de 720 000 dollars (USD) ou plus.

Parmi les principaux résultats, 41 % des joueurs dans le monde ont déclaré qu’ils n’avaient pas reçu leur salaire dans les délais au moins une fois au cours des deux dernières saisons, les retards les plus répandus allant d'un à trois mois. Tout employé doit pouvoir toucher son salaire intégral dans les délais, c’est un droit fondamental, et le fait que ce droit fondamental ne soit pas respecté est inacceptable pour la FIFPro.

L’enquête a également permis de découvrir que plus de 700 joueurs (6 % des personnes interrogées) ont subi des pressions au moment de la résiliation ou du renouvellement de leur contrat en étant séparés de leur coéquipiers ou en étant isolés pour l’entraînement. Si la FIFPro a pris conscience de cette tactique de pression depuis des années, c’est la première fois qu’elle a pu quantifier véritablement le problème.

Autre exemple de traitement injustifié, 29 % des joueurs déplacés dans le cadre d’un transfert ont déclaré avoir subi sur des pressions pour rejoindre un autre club ou n’ont pas pu rejoindre l’équipe qu’ils souhaitaient.

Près de 7 % des joueurs ont signalé qu’ils avaient personnellement été approchés en vue de truquer des matchs au cours de leur carrière, ce chiffre allant jusqu’à 11 % pour les joueurs de la trentaine. Les joueurs de tranches salariales inférieures ou payés en retard avaient plus de chances de se voir offrir des pots-de-vin pour truquer les matchs.

« Ce rapport donne pour la première fois une image détaillée et précise de l’expérience du professionnel moyen », affirme Théo Van Seggelen, Secrétaire général de la FIFPro.

« Nous disposons maintenant d’une base de données probante pour les réformes nécessaires dans le secteur du football. Retards de paiement, transferts forcés et entraînement isolé – tout ceci doit faire partie du passé. »

« Nous devons mettre en place un ensemble de mesures avec toutes les parties prenantes. Les clubs, ligues, confédérations et la FIFA doivent reconnaître ces défaillances de notre secteur. Nous devons garantir des normes d’emploi minimums pour tous les joueurs et clubs dans tous les pays, réformer les réglementations internationales et réfléchir à l’avenir économique du football. Le nouveau président de la FIFA a annoncé qu’il voulait travailler avec les professionnels pour mettre en place cette réforme indispensable. Ce rapport doit en être le point de départ. »

 

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Les joueurs du club grec Leviadakos

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