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Herita Ilunga, ancien joueur de West Ham et de Saint Etienne, se bat pour que la passation d’un contrat écrit devienne obligatoire pour les footballeurs, une étude de la FIFPro ayant révélé que des centaines de joueurs professionnels n’ont aucun contrat en Afrique.

Quelque 89 % des joueurs de la République Démocratique du Congo n’ont passé aucun accord écrit. D’une façon générale, les affaires sont réglées d’une poignée de main, un arrangement légal dans ce pays, selon Ilunga qui travaille désormais pour le syndicat de joueurs national, l’Union des Footballeurs du Congo.

« Un joueur au Congo peut gagner quelque 400 $ par mois, mais il ne peut pas prouver que c’est la somme qu’il devrait toucher », raconte Ilunga. « Il court de grands risques de ne pas être payé. C'est là un grave problème dans notre pays. »

La FIFPro a constaté que 41 % des joueurs ne sont pas payés dans les délais, un chiffre qui s’élève à 55 % en Afrique. Le salaire moyen en Afrique est inférieur à 300 $ par mois.

Les joueurs se passent également souvent d’un contrat écrit dans d’autres pays dont le Monténégro (46 %) et le Pérou (20 %), mais surtout en Afrique selon les résultats du rapport mondial sur l’emploi de la FIFPro 2016.

La FIFPro a ainsi constaté que 13 % des 849 joueurs en Afrique arrivés dans leur club actuel en vertu d’une indemnité de transfert ne bénéficient d’aucun contrat écrit. Il semblerait que certains clubs établissent des contrats pour les footballeurs uniquement pour toucher des indemnités de transfert, raconte Stephane Burchkalter, directeur de la Division Afrique de la FIFPro.

Ilunga 1 300La Fédération de football du Congo, qui supervise l’équipe nationale jouant actuellement dans la Coupe d’Afrique des Nations, s’est engagée à imposer aux clubs l’établissement d’un contrat écrit, même si certaines équipes ont demandé un délai avant l’introduction de cette règle, raconte Ilunga.

Beaucoup de clubs africains élaborent un contrat pour un joueur uniquement pour l’enregistrer et refusent ensuite de lui remettre un exemplaire. La FIFPro a constaté que 31 % des joueurs ne disposent pas d’un exemplaire de leur contrat en Afrique, ce chiffre étant le plus élevé au Cameroun (65 %) et au Gabon (60 %).

Le Gabon accueille cette année la Coupe d’Afrique des Nations.

Au Botswana, les clubs peuvent attendre des mois avant d’approuver un contrat de joueur avec la fédération, si l’on en croit Puso Motlhabane, responsable des affaires juridiques auprès du Syndicat de footballeurs du Botswana.

« Le joueur croit sans doute qu’il est sous contrat, mais le club ne le remet pas à la fédération, et en cas de réclamation du joueur, le club lui affirmera qu’il n’a aucun contrat », raconte Motlhabane.

« D’un autre côté, s’il s’avère que si le joueur est intéressant pour le club, celui-ci s’empressera de faire avaliser le contrat auprès de la fédération. »

Pour la FIFPro, le rapport montre que le football a besoin de règles plus strictes et d'une meilleure surveillance des réglementations existantes pour pouvoir améliorer les conditions de travail des joueurs dans le monde entier.

(Dans la photo ci-dessus, Herita Ilunga joue pour West Ham dans un match en 2010 contre Didier Drogba (Chelsea), et a droite, il assiste à un congrès de FIFPro a Kinshasa.)

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