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Le soutien des joueurs emblématiques, via les équipes nationales, a été et reste l’une des clés de voute de chacun des membres de la Division Afrique. Et cette proximité se travaille au quotidien...

Un petit retour en arrière s’impose. Un bond d’une dizaine d’année en arrière, quand Stéphane Burchkalter, secrétaire général, portait la Division Afrique sur les fonds baptismaux et qu’il s’adressait, ici ou là, à ceux qui allaient, chacun de leur pays, créer ou développer les associations et syndicats naissants.

« Regardez ce qui s’est passé en France, avec l’UNFP au tournant des années 60. Eugène N’jo Léa, Jacques Bertrand et quelques autres ont eu l’idée géniale de se tourner vers Just Fontaine, icône du football français et star mondiale, trois ans à peine après la Coupe du monde 1958. Et ce dernier a tellement adhéré à leur projet qu’il est devenu non seulement le premier président du syndicat, mais qu’il a sacralisé l’UNFP et sa mission au point de déclarer un jour : « Je suis plus fier de l’UNFP que de mes treize buts à la Coupe du monde. »

Le message était clair. Les joueurs les plus connus, le plus souvent expatriés, doivent porter votre message, être des membres actifs en s’engageant à vos côtés : « Nous cherchions à atteindre plusieurs objectifs avec ces joueurs, qui connaissaient, dans leur pays d’adoption, le rôle et l’importance des syndicats : leur engagement devait avoir un effet boule de neige auprès des footballeurs évoluant dans les championnats nationaux et leur notoriété était à même de faciliter l’approche – obligatoire en Afrique – des pouvoirs publics, puis des pouvoirs sportifs, en même temps qu’elle ouvrait, toutes grandes, les portes des médias. La voie la plus directe était donc de se rapprocher des équipes nationales... »

Ce qui a partout été fait. Et comme si cela ne suffisait pas, nombreux ont été, dès le départ, les internationaux qui ont accepté des postes d’élus au sein des comités directeurs des treize membres de la Division Afrique.

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Belle unité au Zimbabwe et soutien total à FUZ,
Mustapha El Hadaoui, président de l’UMFP, et les Lions de l’Atlas.

« C’est cette proximité, réelle, quotidienne ou presque, qu’il explique que Didier Drogba, membre créateur et vice-président de l’Association des Footballeurs ivoiriens, est devenu, en 2009, président d’honneur de notre Division et qu’il continue, aujourd’hui, à prendre son rôle très au sérieux, en se tenant régulièrement au courant de l’évolution de notre travail, en n’hésitant jamais à s’engager avec nous. »

On peut ainsi citer, notamment, Kolo Touré (vice-président de l’AFI, Côte d’Ivoire), Stephen Appiah et Michael Kojo Essien, vice-présidents du syndicat ghanéen (PFAG), Pierre-Emerick Aubameyang, Didier Ovono et Mario Lemina, également vice-présidents de l’ANFPG, la jeune association gabonaise, tout comme Youssouf Mulumbu et Robert Kidiaba, engagés de la même façon au sein de l’UFC, en République Démocratique du Congo.

Mais le temps passe et les carrières avec lui. Les générations changent et il faut, sans cesse, se remettre au travail.

« C’est pourquoi, reprend Stéphane Burchkalter, cette proximité avec les équipes nationales, l’engagement des joueurs les plus connus, leur élection au sein des comités directeurs sont l’un des dix points de notre « position paper » 2013-2017. Et chacun de nos membres a parfaitement répondu à notre attente. »

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Les sélections nationales, y compris les féminines, comme au Cameroun avec Geremi Njitap,
Anthony Baffoe et Solomon Torson peuvent être satisfaits du soutien des Black Stars.

Une véritable mécanique opérationnelle...

Pour en arriver là, les différentes associations africaines redoublent d’efforts, selon une méthode qui a donc fait ses preuves. Il y a une vraie mécanique opérationnelle, qui favorise et maintient le lien - très fort car gravé dans le marbre - entre les joueurs locaux, l’union nationale, la sélection et certains de ses meilleurs éléments. La rencontre officielle, organisée au minimum une fois par an (parfois deux ou plus, selon les relations liées ou l’actualité si nécessaire) n’est donc que la partie émergée de l’iceberg, l’aboutissement d’un travail au quotidien. C’est comme une réunion de famille...

« C’est lors de ces visites que sont abordées toutes les questions relatives à la politique nationale, aux échanges avec les instances. Y sont aussi évoqués les victoires remportées par l’Association au bénéfice des joueurs, l’évolution de l’association, les combats qu’elle mène, les objectifs qu’elle poursuit. Il est également question, cela va de soi, de la FIFPro, de la place de l’association sur l’échiquier continental et mondial. Il est important que les joueurs les plus emblématiques du pays s’emparent de toutes informations, les digèrent pour soutenir, en toutes connaissances de cause, l’action de leur association nationale. Plus ils sont impliqués, plus ils se sentent intégrés, moins ils auront de difficultés à s’impliquer ou, parfois même, à parler haut et fort, à prendre part au débat médiatique pour défendre les droits et les intérêts des joueurs qui évoluent au niveau national. »

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Adhésion des membres de l’équipe nationale au Botswana,
Silvester Goraseb, l’ancien capitaine des Brave Warriors, avec la sélection de Namibie.

Et Stéphane Burchkalter de conclure : « Quand je vois, par exemple, les récentes prises de position de Pierre-Emerick Aubameyang, de Mario Lemina ou de Didier Ovono, en faveur de leurs frères au Gabon, qui réclament leurs salaires impayés et, par-delà, un véritable statut, je me dis, et c’est une excellente chose, que la relève est assurée, que le travail est fait, que le message passe. Et c’est dans chaque pays la même chose. En la matière, l’Afrique fait figure d’exception, voire de modèle au sein de la FIFPro. Nos membres peuvent et doivent en être fiers ! »

Le soutien des joueurs emblématiques, via les équipes nationales, a été et reste l’une des clés de voute de chacun des membres de la Division Afrique.

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Les Panthères du Gabon prêtes à rugir avec l’ANFPG,
Aruna Dindane, secrétaire général de l’AFI, s’adresse aux Eléphants de Côte d’Ivoire.

 

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