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La FIFPro a alerté la FIFA sur le fait que le règlement actuel concernant le statut et le transfert des joueurs ne garantit pas la protection des joueurs mineurs. Le syndicat mondial des joueurs insiste auprès des instances dirigeantes du football dans le monde pour qu'elles règlent de toute urgence ce problème. La FIFPro a découvert des pratiques de trafic d'un club laotien de première ligue dont ont été victimes de nombreux mineurs du Libéria. Ce club refuse actuellement de laisser partir six mineurs et huit jeunes footballeurs adultes afin qu'ils puissent retourner chez eux.

La FIFPro exige la libération immédiate des joueurs, et demande que la FIFA et toutes les fédérations de football impliquées fassent en sorte que cette situation soit résolue au plus tôt, afin que les joueurs puissent retourner en toute sécurité chez eux au Libéria au sein de leur famille, sans qu'on leur oppose des obstacles comme des visas expirés ou d'autres « frais ».

Le règlement concernant le statut et le transfert des joueurs de la FIFA interdit le transfert de joueurs mineurs, et leur interdit de rejoindre une académie à l'étranger (Articles 19 et 19bis du règlement concernant le statut et le transfert des joueurs de la FIFA). Il existe quelques exceptions à cette règle, mais qui ne s'appliquent pas au cas des joueurs victimes du trafic découvert par la FIFPro.

Malgré le règlement concernant le statut et le transfert des joueurs de la FIFA, six joueurs mineurs du Libéria ont signé un contrat sur plusieurs années avec un club de première ligue laotien, alors que deux mineurs sont apparus dans des matchs officiels de première ligue. Un de ces joueurs a même marqué un but.

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La FIFPro a adressé officiellement une réclamation à la Commission de Discipline de la FIFA, pour demander des explications sur la raison pour laquelle des mineurs du Libéria ont pu rejoindre un club de première ligue laotien comme l'Idsea Champasak FC et son académie de football, et pour savoir comment deux joueurs ont pu apparaître dans des matchs de première ligne au Laos sans que le TMS de la FIFA n'ait pu les en empêcher. Il y a eu une infraction claire et nette aux Articles 19 et 19 bis du règlement concernant le statut et le transfert des joueurs de la FIFA.

La FIFPro a également insisté pour que la FIFA prenne des mesures disciplinaires contre la fédération laotienne du football, afin d'éviter que ces pratiques ne soient maintenues une fois que cette situation aura été résolue.

La FIFPro demande que les auteurs de ce trafic soient convoqués devant les tribunaux par la FIFA, et d'autres autorités compétentes.

« C'est une situation extrêmement grave », raconte Stéphane Burchkalter, secrétaire général de la Division Afrique de la FIFPro. « Rien de plus choquant pour la FIFPro qu'un club du Laos - un très petit pays pour le football - avec tout le respect qui lui est dû - puisse ainsi tromper vingt joueurs mineurs du Libéria en passant à travers les mailles du filet du TMS de FIFA !

Ce qui est plus préoccupant encore, c'est que le club et l'académie sont apparemment dirigés par des hommes sans scrupules, qui n'ont rien à faire des droits des joueurs ou des droits de l'homme. Peu leur importe le bien-être des joueurs. Il les traitent clairement comme de la marchandise ».

La FIFPro craint que ce cas ne soit pas le seul, ce n'est probablement que le sommet de l'iceberg.

La FIFPro apporte un soutien indéfectible au règlement cité de la FIFA concernant la protection des mineurs. Toutefois, le TMS de la FIFA présente de sérieuses faiblesses, dans la mesure où il repose sur la collaboration fiable de toutes les fédérations de football concernées. Le cas qui nous occupe illustre clairement ces faiblesses.

Burchkalter : « La protection des mineurs que la FIFA a mise en place par l'intermédiaire du TMS est destinée à protéger les joueurs les plus vulnérables de ce type de pratiques. Nous attendons de la FIFA qu'elle traite immédiatement ce problème, pour rassurer la FIFPro et tous les mineurs et leurs familles dans le monde entier ».

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Stéphane Burchkalter et Brendan Schwab

Brendan Schwab, président de la FIFPro Asie, situe ce trafic dans une perspective plus large.

« Malheureusement, par l'intermédiaire du système de transfert, le football justifie une pratique des plus illégitimes, selon laquelle l'être humain devient un bien, qui peut être acheté et vendu à titre lucratif. Cette pratique n'a pas lieu d'être dans un sport qui aspire à défendre des principes de jeu équitable, d'universalité et de respect.

Les conversations qu'on entend quotidiennement dans l'univers du football sur la façon dont certains profitent du travail des autres l'imprègnent ainsi de cette culture.

Le moment est venu de réparer un préjudice moral. Personne n'a le droit de détenir ou de contrôler un autre être humain. La FIFA a récemment décidé qu'il était possible de réparer un préjudice moral en acceptant d'interdire la tierce propriété des joueurs. Et pourtant, la situation au Laos s'apparente à du travail forcé. Tôt ou tard, le football devra s'attaquer au préjudice moral du système de transfert lui-même ».

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